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Edito


C'est un fait, cette société me paraît hostile ou plutôt le choix qu'à fait l'humanité en optant pour ce mode de vie qui lui nuit directement ou in directement.

Je ne sais pas si l'on peut dire d'une activité cérébrale qu'elle peut- être une activité à par entière, en tout cas elle est envahissante jusqu'à la fatigue physique. Il m'arrive couramment de réfléchir à ma place d'homme dans ce monde une bonne partie de la journée et au terme de celle-ci, l'impression épuisante d'avoir eu une journée débordée, sans trêve.

Et pourtant je sais trop bien comment sortir de ces journées sans résultats matériaux concrets. Pour ceux qui l'on choisit et bien parfois pour ceux qui n'on pas pris le temps de choisir, la société offre relativement beaucoup de possibilités d'accéder à une place dans la caravane.

Trop souvent la légitimité d'une vie s'établie par le travail comme unique critère de jugement. Pour ceux qui l'acceptent, la partie n'est pas gagnée mais ils possèdent les dés en main sans qu'ils soient pour autant lancés, c'est bien la que se situe le problème. Un vieux principe consiste à réfléchir avant d'agir, beaucoup d'entre nous avons accepté la partie sans en connaître la totalité des règles du jeu avec comme prix toutes les conséquences humaines que cela implique.

Car le monde a bel et bien des règles, car le monde est vivant et tourne et ne tournera que dans certaines conditions. L'inertie des conséquences de nos actes est telle que l'on en atteste pas l'évidence. Une certitude : L'humanité ne fonctionne pas comme les valeurs du mot devraient l'exiger. Seulement pour soigner une plaie il faut au préalable en ôter l'objet qui en est le cause. C'est dans cette optique la que je me risque à chercher des solutions à ma guérison et à celle d'une espèce dont l'avenir m'inquiète.

La complexité de notre système implique à l'évidence une solution globale ou une multitude de solutions d'une échelle moindre. Le temps nécessaire à la mise en place d'une thérapie efficace en vue d'une guérison potentielle sera sans aucun doute énorme et plusieurs décennies me paressent nécessaires d'où l'importance de faire machine arrière au plus tôt.

Peu de choses aident un jeune à dans une démarche à contre courant, au contraire. Pourtant des valeurs sures persistent comme l'amitié, l'émerveillement pour la nature et surtout la certitude que quelques personnes agissent ou réagissent dans le même sens que soit. En effet, le dernier point atteste de l'in absurdité d'une telle prise de conscience et incite à agir avec eux.

Je ne souhaite pas m'étendre trop sur le thème du travail, du moins il me semble, car en avançant dans la réflexion il me paraît de plus en plus qu'il s'agit d'un faut débat.

Je citerai juste une phrase de M. Albert JACQUARD qui pourrait être une Lapalissade " Ce n'est pas le travail qu'il faut réhabiliter mais les activités qui contribuent à produire ce qui est nécessaire ou utile à l'homme ".
Une autre évidence qui me donne la sensation que le travail ne profite pas à l'homme. Quand on sait que 90 % des ressources monétaires sont détenues par 10 % des hommes et que les autres ne profitent pas pour autant des autres ressources qui sont le temps, la nature et surtout le choix d'en jouir ou de ne pas en jouir.

Ce qui m'inquiète plus profondément c'est plutôt cette manière étrange que nous avons à vivre, parfois consciemment, en surface, sans se soucier des conséquences de nos actes individuels sur le reste de l'humanité de part de monde. Qui peut se satisfaire des guerres qui disséminent des peuples entiers, des peuples qui souffrent de maladies traitées depuis plusieurs décennies en Europe, des conditions de vie de nombres d'employés de compagnies super puissantes, des bateaux qui se coupent en deux avec toutes les causes plus écœurantes que les conséquences elles-mêmes ou tout simplement de M. Dupont habitant au 8ème étage dans des LPLM : "Locaux de Parcage à loyer modéré " avec vue sur l'autoroute A212 construit sur le champ de M. Paul à 900 mètres d'altitude ! ? Les exemples ne manquent pas, seules les solutions traînent à se montrer. Hors " L'horreur n'est pas économique, elle est politique ". En effet, je ne pense pas que notre système soit un échec en soit, les avantages de nos activités économiques sont réels mais pour qui ? C'est la gestion ou plus exactement la manière d'aiguiller les bénéfices pécuniers ou matériels qui nuit au mieux vivre de l'ensemble des bipèdes parlants et malheureusement à toute la faune et la flore que nous entraînons malgré elles dans notre trouble aventure.

Il m'arrive bien trop souvent de m'interroger sur l'intérêt d'une vie comme on me propose de la mener. Heureusement, j'ai toujours trouvé, jusqu aujourd'hui, suffisamment de raisons valables à sa continuation.

Malgré tout, je voudrai vous amener à réfléchir sur une des plus belles choses que la nature nous ais donnés, nos cinq sens. Le terme "sens" me paraît aujourd'hui bien trop fort compte tenu de l'usage déplorable que nous en faisons.
A cause de notre localité trop peu choisit ces sens sont maltraités et ne nous apportent plus l'émerveillement qu'ils devraient. Nous respirons un air surchargé de polluants et neutre de tous parfums dignes de ce nom. La quasi-totalité des nouveaux espaces, places publiques et locaux sont démunis de leurs végétaux pour être grossièrement dallés. La tendance est au froid stérile des pavages onéreux ornés d'une ridicule fontaine sans conviction. Il est maintenant nécessaire de sortir des villes pour se satisfaire de la vue d'une pelouse ou d'un bel arbre pourtant d'un coût modeste.

Je déplore également la laideur presque systématique des constructions modernes surtout lorsqu'elles présentent un but fonctionnel ou industriel. Les zones industrielles piétinant petit à petit nos campagnes sans le moindre souci environnemental sont un exemple on ne peut plus clair de l'horreur architecturale des locaux industriels où tout citoyen modèle conçoit à y passer les trois quart de son existence.

La qualité de ce que nous entendons est aussi bien mal menée.
En effet, deux thèmes peuvent être abordés.

  • D'une part le bruit ou plutôt le vacarme causé par nos multiples engins qui ne se limitent pas à polluer par les gaz mais également par le bruit. Il suffit à la fin d'une journée d'ouvrir la fenêtre de son immeuble pour profiter de cette cacophonie énervante au sens propre du terme. Le contact dans le milieu professionnel du bruit des machines additionné à celui des circulations urbaines ne peuvent sans doute pas avoir d'effets positifs physique et nerveux.
  • L'autre point consiste à déplorer le peu de conviction de beaucoup de "compositeurs" contemporains. La diversité musicale, si l'on exclut l'achat d'un CD à 140 f devient critique. Les producteurs et diffuseurs (radio, émissions de télé, etc.) se jouent avec plaisir, dans un but lucratif évidemment, des compositeurs et de leurs maquettes. Il faut changer le tempo, paroles, voir même la langue afin d'obtenir le droit de passer sur les ondes. La qualité ne peut que souffrir d'un système de moins en moins démocratique par son mépris de la diversité et ses règles absurdes.

  • Le principe reste le même, en ayant de l'argent vous pouvez bénéficier de la qualité et de la diversité en faisant le shopping dans les bacs des FNAC.

    Pour ce qui est du goût, on parle presque quotidiennement des aliments génétiquement modifiés qui nous sont promis à coup sûr. Je ne peux que m'interroger !.